Donne moi un mouchoir môman !

Je suis partie une semaine dans la campagne profonde charentaise. Et j'ai survécu. Difficilement.

Mon cousin et sa famille m'ont invitée pour fêter ses 20 ans. Alors j'ai traversé toute la France (nan je déconne) avec une incroyable envie de pisser pour revoir mes cousins fans de Johnny. Cinq heures de route où j'étais bombardée de sms de la part de mes gentils amis qui me défendaient contre l'injustice. Et durant les trois derniers quarts d'heure, je me suis fait un petit karaoké Nostalgie, aux risques et périls des esgourdes des autres passagers (toi aussi essaye de reconnaître ce que je hurle en voiture : tulululuu tulututuu tulululuu tululutututuu tululututuutuuu). Puis me voilà arrivée à Villejoubert, 331 habitants, pas de boulangerie. Tatie avait l'air très contente de me revoir. Et je me suis faite agresser par une serpillère en chaleur.
On est allés dans un gîte en Dordogne où les murs vont même pas jusqu'au plafond et où j'ai dormi sur une barre de fer. J'ai regardé un film avec mon cousin, un film où les héros sont des hamsters-espions ; étrange. J'ai beaucoup trop fumé et sous la pluie et dans le vent polaire en plus. J'ai hydraté mon foie au cognac-Schweppes Agrum'. Mais c'était sympa quand même hein (je remercie au passage mon parrain pour le maxi plateau de 14 fromages qui puent mais c'était une tuerie). Mon autre Tatie est un maître Jedi qui fait de la magie avec ses mains dans mon dos ! Mais je sais pas encore si j'oserais revenir ; si c'est pour me faire traiter de "connasse" et de "grosse lourde", c'est pas la peine...
Roh allez, je te taquine juste Tatie, ou Mamie au choix ! Je suis aussi allée voir L'Arnacoeur au CGR d'Angoulême et je vais vous donner trois bonnes raisons d'aller le voir : François Damiens, George Michael et Romain Duris. Et je suis plus que jamais fan de mon père. Au McDo, quand on lui demande s'il désire frites et Coca dans son menu Best Of, il répond "non merci pas de café". Je l'aime mon papounet...


Et sinon, Isaac Asimov a dit un jour : « La violence est le dernier refuge de l'incompétence. ».

My Fake Boyfriends & I

J'ai été taguée par Rosamae, je dois dresser mon top 5 de personnages de séries que s'ils existaient bah je sortirais probablement avec eux (tiens ça me fait penser qu'il faut vraiment que j'assiste à mes cours de Syntaxe), d'ailleurs je tague les deux Lucie (C'est moi le blog et Magic Medecine) et ma craquinette que j'aime fort aussi...

N°5 : Damon Salvatore


Parce qu'il est juste craquant
Parce qu'il aime Katherine beaucoup beaucoup
Parce qu'au pire y'a son frère
Parce qu'il porte très bien la veste en cuir
Parce qu'il est bien canon... (ouais je sais, j'ai pas trop d'inspiration, et je regarde des séries pourries aussi)

N°4 : Alex Karev


Parce qu'il porte très bien l'uniforme médical
Parce qu'il s'est battu pour Lizzie
Parce que j'ai un faible pour les monsieurs torturés de la vie
Parce qu'il a épousé Lizzie sur un coup de tête
Parce que j'aime son côté "je suis méchant" avec sa barbe de trois jours et ses sourcils froncés

N°3 : Mark Sloan


Parce qu'il porte très bien l'uniforme médical (maline la meuf, elle reprend deux fois les mêmes arguments !)
Parce qu'il a changé pour Lexie
Parce que j'ai un faible pour les connards
Parce qu'il est gentil en fait
Parce que j'aime son surnom Dr Glamour

N°2 : James 'Sawyer' Ford


Parce qu'il est méchant (j'ai toujours préféré les enfoirés affectifs)
Parce que j'aime son histoire d'amour/haine avec Kate
Parce que j'étais triste quand Juliet est morte (han le vilain spoiler)
Parce que j'aime pas Jack
Parce qu'il ressemble à mon ex (juste lol ^^)

N°1 : Dr Ross Geller


Parce qu'il est paléontologue, et quand on est fan de Dinosaurus, forcément ça change tout
Parce que je suis une Rachel en puissance
Parce que Ben est trop choupi
Parce qu'il habite dans l'appart du gros tout nu
Parce qu'il a divorcé 3 fois à 30 ans et je trouve ça impressionnant



Et sinon, mon décodeur numérique TV ne fonctionne plus, j'ai plus la télé et les mille chaines, alors j'écoute en boucle la web-radio "Classic Rock" de Deezer.

Let's not spill the truth...

Samedi dernier, je me suis fait percer la langue, à cause de L. (que je remercie). Je l'ai accompagnée pour son piercing du tragus et j'ai craqué pour le perceur. Mais il est homo. Alors j'ai pris mon courage à deux mains ainsi que ma carte bleue, je n'ai pas oublié la promesse de L. de me faire un cadeau, et j'ai pris le bus jusqu'au Boulevard des Belges. J'ai eu le temps de stresser et d'essayer tant bien que mal de garder mon Subway au poulet teriyaki au fond de mon estomac. Je suis rentrée, j'ai hésité, je me suis décidée. Parce que le perceur se serait moqué de moi si je m'étais dégonflée. En plus, il voulait échanger mes seins (d'enfer) contre sa toutoune ; c'est lui qui l'a dit. Il m'a ensuite expliqué tous les trucs chiants et dégueulasses : je ne pourrais pas parler ni avaler ma salive ni même manger correctement, ma langue va enfler à mort et changer de couleur, j'aurais des litres de bains de bouche à avaler et une haleine de renard crevé, je ne pourrrais même pas consommer d'alcools ni de drogues. Après je suis passée aux choses sérieuses. Me voilà dans la cabine de piercing (enfin je sais pas trop comment ça ça s'appelle). Je fais un petit bain de bouche, j'essaye de me détendre, pendant que le perceur (et même pas le craquant en plus) se prépare. Il met ses gants chirurgicaux, sort sa "pince à écrevisses", me dit d'inspirer un grand coup et BIM j'ai une aiguille d'un mètre de long qui me traverse la langue (cette phrase m'a valu mon brevet officiel de marseillaise). Et pendant qu'il insère le bijou et que j'ai mal, l'autre perceuse entre pour demander des cure-dents ; elle avait de la chance que je ne puisse pas parler sinon elle aurait eu le droit à un basique "Casse toi connasse !". Et en ressortant, j'ai fait flipper la nana qui se faisait percer la langue après moi, en lui disant que c'était vraiment douloureux.

Me voilà avec deux minis Dragibus noirs sur et sous la langue. Et c'est bien galère. Et j'ai un peu la pression de l'annoncer à mes parents. Je sais pas trop si je vais survivre au régime bains de bouche+Dunhill+compotes mais je crois et j'espère surtout mincir un grand coup. Sauf que j'ai récemment décidé que cette torture deviendra une aventure spirituelle. Bouddha a bien survécu en ne mangeant qu'un grain de riz par jour. Je ne vois pas pourquoi je n'y arriverais pas. Je débute alors une véritable quête spirituelle afin d'être une meilleure personne. Je veux être en communion avec moi-même, être souriante, être mince. Comme ça je n'aurais plus à supporter les vannes de A. qui me traite de boudin. Je souhaite véritablement profiter de la vie, ignorer les cons arrogants, être heureuse.
Et on m'a dit que ça faisait salope. Mais que ça me va bien. Génial.
Merci L. !



Et sinon, je suis pas amoureuse, en fait. J'ai oublié que je tombe amoureuse uniquement quand je ressens des papillons dans le ventre. Et là pas de papillons !!!

A Single Man

George est désespéré. Jim est mort. Charley est (amoureusement et désespérément) alcoolique. Carlos est dragueur. Kenny est amoureux.

Tom Ford frappe fort pour un premier film. On se sent seul avec George, on se sent perdue avec Charley, on se sent seul avec Kenny. Le tic-tac de la pendule de la mort rythme les dernières heures d'un prof de fac qui ne se remet pas de la mort de son amant et qui pense sérieusement au suicide. Les personnages sont toujours classes, sobres, habillés pas Tom Ford himself. Ce film a probablement la plus belle photographie que je n'ai jamais vu. La vie de George est tristement terne. Sauf quand il est heureux ou qu'il reprend espoir. Comme quand il complimente la secrétaire de son université et qu'elle sourit, quand il caresse une fleur du jardin de Charley, quand il rencontre Kenny dans un bar. On sait aussitôt qu'on est dans les sixties grâce au grain et à la colorisation. Chaque plan est travaillé, ce film est très esthétique et agréable à l'oeil, aux risques de perdre un peu de naturel et de ralentir parfois le rythme.

A few times in my life I've had moments of absolute clarity, when for a few brief seconds the silence drowns out the noise and I can feel rather than think, and things seem so sharp and the world seems so fresh. I can never make these moments last. I cling to them, but like everything, they fade. I have lived my life on these moments. They pull me back to the present, and I realize that everything is exactly the way it was meant to be.

I wanna really really really wanna zigazig ah

Ca y est. Je deviens une femme. Une vraie.



Mes hormones me titillent. Je rêve que je suis en cours de latin dans un blockaus et je participe au cours tout en prenant un bain au beau milieu de la classe. Je suis frustrée sexuellement. Mon corps me dit de me faire belle. Alors je met une robe à fleurs, des collants et des chaussures de fille, et ce au péril de ma santé.

Et en tant qu'acheteuse compulsive et dépressive (voui voui), New Look est devenu le paradis, surtout depuis que j'ai la carte -10%.

Je craque pour une robe à fleurs qui a une doublure en satin très agréable sur ma peau qui sent bon le Givenchy, pour des collants opaques gris qui me font des jambes de top model, pour des bracelets qui brillent, pour un trench über vintage, pour une tunique hippie, pour une robe top fifties et pour un boxer violet avec des petits noeuds.

Non bah non c'est pas moi la jolie fille qui pose...

Et sinon, hormis mon incroyable collection de robes que je ne mettrais jamais, je deviens une femme qui prend son avenir en main en allant en cours contre vents et marées...